C’est en janvier 2014, dans un contexte de profonde crise economique, sociale et politique, et trois ans apres le mouvement des Indignes (le 15-M), qu’une dizaine de professeurs de science politique de l’Universite Complutense de Madrid et de militants venant de la gauche anticapitaliste fondent le parti politique Podemos. Ses fondateurs partent avec l’ambition de « prendre d’assaut le ciel » en adoptant une strategie de rupture avec la gauche critique traditionnelle qu’ils considerent s’etre enfermee dans sa mythologie, ses symboles et ses defaites. Pour remplir leur objectif et prendre le pouvoir, les leaders du parti s’appuient sur ce qu’ils nomment une « hypothese populiste », largement influencee par l’Amerique latine : theoriquement (principalement par le chercheur argentin Ernesto Laclau) et pratiquement (par les gouvernements latino-americains progressistes des annees 1990-2000). Cet article a pour objectif de montrer comment, dans deux contextes si differents, l’Amerique latine et l’Espagne, les idees et les strategies politiques ont circule entre les gouvernements latino-americains et le parti Podemos qui s’est appuye sur de nombreux concepts nes sur le continent latino-americain, comme le bolivarisme, la tradition nationale populaire ou encore la plurinationalite.
De l’Amérique Latine à Madrid : Podemos et la construction d’un « populisme de gauche »
Published 2019 in Pôle Sud
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2019
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Pôle Sud
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